Et encore …

L'Anse des Cascades est un site qui doit son nom à une série de cascades. Il renferme en effet plusieurs chutes d'eau. Un lieu de rendez-vous pour les pique-niques du dimanche. Une palmeraie entrecoupée de majestueux badamiers, de nombreux vacoas, dans un gazon originel parfaitement préservé.

L'Anse des Cascades abrite  un petit port à sec aménagé pour les pêcheurs des environs. Un plan incliné constitue le port de l'Anse des Cascades, où les piroguiers traditionnels doivent se livrer à des prouesses d'habiletés pour mettre à l'eau leur embarcation.

L'abondance de l'eau sur le site était utilisée au XIXe siècle pour alimenter les usines et les villages voisins, Cette eau est conduite par un canal jusqu'à une roue à aubes qui mettait ensuite en route une pompe. Les vestiges de la pompe hydraulique des cascades se trouvent encore sur le site.

Le Gouffre de L'Étang-Salé est une formation géologique de l'île de La Réunion. Il s'agit d'un long couloir rocheux naturel formé en un point du littoral de la commune de L'Étang-Salé, au sud-ouest de l'île, et où viennent se fracasser les vagues venant du large. L'abondance de croix et de bouquets de fleurs alentour témoignent des nombreux suicides qui ont lieu dans cette dangereuse enfilade.

Pont suspendu de La Rivière de l'Est.

Dès la colonisation de l'île, la rivière de l'Est apparaît comme un obstacle difficilement franchissable. Des grands voyageurs, comme Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, botaniste et officier de l'armée napoléonienne, témoignent de ses crues phénoménales lors de la saison des pluies.

Un premier pont suspendu fut construit en 1842 mais détruit par une crue extraordinaire de la rivière de l'Est le 11 février 1862; seuls deux piliers subsistèrent. Ceux-ci devinrent les supports d'une passerelles suspendue qui est encore dans les mémoires car elle servit jusqu'en 1893.

Vers 1873, on voulut reconstruire un pont. On avait fait aussi le projet d'une route littorale avec un radier mais finalement c’est le pont qui fut choisi.

Le pont fut terminé en 1893. Il a été emprunté jusqu'en 1979, puis remplacé par un nouvel ouvrage. Le vieux pont suspendu est un des ouvrages d'art les plus admirés et photographiés de toute l'île.


Le cimetière marin de Saint-Paul

La véritable histoire d’une fausse tombe
Condamné pour crime piraterie, Olivier Levasseur, surnommé « La Buse » a été exécuté à Saint-Paul le 7 juillet 1730 et son corps exposé au bord de la mer. Le lieu exact de l’inhumation reste inconnu et le cimetière actuel n’a été créé qu’en 1788.
Le 11 avril 1944, au lendemain d’un cyclone et d’un raz de marée dévastateurs, le Saint-Paulois Ignace de Villèle retrouve une croix de pierre parmi les murs dévastés du cimetière. Comme elle ne porte aucune indication que des symboles de pirate, il la déplace jusqu’ici et la dépose contre l’enclos des sépultures de sa famille.
C’est à cet emplacement que, dans les années 1970, l’actuel monument funéraire est érigé à la mémoire de La Buse. Il attire tellement de visiteurs qu’on fini par la considérer comme la vraie tombe du personnage contribuant ainsi à sa célébrité.
Depuis 2010, on sait que la pierre tombale utilisée provenait d’une sépulture abandonnée, celle de l’ancienne esclave Delphine Helod. Ayant été affranchie en 1835 par ses maîtres, la famille Mallac, elle avait pu être inhumée dans le cimetière des blancs et des libres contrairement au pirate en 1730. La pierre avait été retournée.

Sa face gravée porte toujours cette inscription :
« A la mémoire de Delphine Hélod, née à Sainte-Marie le 7 août 1809, décédée le 13 mai 1836. Sa bonne conduite, ses bons sentiments, son affection pour des maîtres lui valurent la liberté et ce faible témoignage de leurs regrets »




Charles Marie René Leconte de Lisle est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l’Île Bourbon, et mort le 17 juillet 1894 à Voisins.

Il est connu sous son seul nom de famille Leconte de Lisle, sans mentionner de prénom, qu’il adopta comme nom de plume, et qui est repris dans les éditions de ses œuvres, dans sa correspondance, ainsi que dans la plupart des ouvrages qui lui sont consacrés et dans les anthologies.

Leconte de Lisle passa son enfance à l’île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris.Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d’auteurs anciens.

Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien ou tout au moins comme le maître des jeunes poètes de cette école, autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération — entre la période romantique et le symbolisme — regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.


––––-–-RETOUR––––––-