Musées régionaux


La fabrication du rhum

1. Fermentation

Selon le rhum qui sera produit, traditionnel de sucrerie ou agricole, le processus de fermentation transformera la mélasse ou le jus de canne en un liquide appelé vin. La fermentation consiste par adjonction de levure à transformer le sucre en alcool.

2. Distillation

Le vin qui titre à 7 ou 9° et est transformé au travers des colonnes d’épuisement et de concentration ; la vapeur injectée extrait l’alcool sous forme gazeuse avant qu’il soit concentré et titre à 89° pour le rhum de sucrerie et 70° pour le rhum agricole ; il est ensuite coupé avec de l’eau afin de le ramener à des concentrations plus faibles (40° à 55° en général).

3. Vieillissement

En respect de la tradition française, le rhum de sucrerie ou agricole sera placé dans des fûts de chêne français ; au fil des années, le rhum sera enrichi du bois, du toastage des fûts et exprimera une palette aromatique d’une grande richesse.

4. Rhum arrangé

Le rhum arrangé est une préparation de rhum dans laquelle ont macéré divers ingrédients tels que des feuilles ou des fruits. C'est une spécialité, entre autres régions, de la Réunion.

Il est de tradition à la Réunion d'agrémenter le rhum blanc traditionnel, comme le rhum Isautier, avec des épices, des feuilles, des écorces, des friandises ou des fruits qui macèrent.

Le goût et la saveur du rhum arrangé s'obtiennent par une macération longue des ingrédients. Il existe des recettes classiques, mais chaque Réunionnais prépare son rhum selon sa culture, sa région, ses habitudes, la saison ou son humeur. Certains rajoutent du sirop de sucre de canne pour le radoucir.





Kélonia, l’observatoire des tortues marines est un centre de sensibilisation à l’environnement sur le thème des tortues marines réparti autour de 1 500 m3 de bassins alimentés en eau de mer, des locaux pédagogiques et scientifiques et 1 500 m2 d’espaces extérieurs.

Kélonia participe aux programmes de recherche de protection des tortues marines et de leurs habitats à La Réunion et dans l’océan Indien. L’observatoire a engagé pour cela des partenariats avec des équipes du monde entier. Le centre de soins de Kélonia accueille les tortues blessées ou malades, pour les relâcher en mer une fois guéries.



Le Musée Stella Matutina, installé dans l'ancienne usine sucrière du même nom, a ouvert ses portes en 1991 à Saint-Leu. Pendant 20 ans, les publics, réunionnais ou touristes, y ont découvert les techniques industrielles de la fabrication du sucre de canne, ainsi que des informations sur l'histoire de La Réunion et de sa population.

Le musée propose un parcours dans l'histoire croisée du sucre et de l'île Bourbon, qui met en lumière les particularités culturelles et économiques de cette île de l'Océan Indien.

Au 19ème siècle, La Réunion abandonne la culture du café pour se lancer dans celle de la canne. Il s'agit surtout d'une aventure humaine : les hommes et les femmes qui ont permis à cette agro-industrie d'exister, de se développer, d'innover, sont replacés au cœur du Musée, miroir de la société et de l'identité réunionnaises. Données historiques sur le peuplement, l'esclavage et l'engagisme, récits de vie, collections historiques, ethnographiques et techniques, objets insolites, vestiges industriels, témoignages des anciens travailleurs, documents d'archive donnent vie et relief à cette scénographie de la mémoire, avec le renfort des outils multimédias les plus récents.

Le Musée consolide également sa vocation industrielle : description de l'évolution des techniques sucrières sur près de 200 ans, et des processus de fabrication représentés par les impressionnantes machines en place dans l'usine. Enfin, il propose d'aller à la rencontre des réunionnais en dehors des murs de l'établissement sucrier, à travers une balade-nostalgie dans le « temps lontan », autour de la «boutik sinois » et du « car courant d'air ».



Vitrine ouverte sur l'Océan Indien, l'aquarium de La Réunion met en scène la faune et la flore sous-marine réunionnaise.

500 poissons coralliens, des mérous, des carangues, des requins, des raies, des barracudas, des murènes, des hippocampes, des poissons clowns, une grande diversité de coraux, évoluent dans 600.000 litres d'eau de mer, depuis les falaises volcaniques jusqu'au grand large.

L'aquarium de La Réunion est situé au cœur du port de plaisance de Saint-Gilles-les Bains.



Le musée historique de Saint-Gilles-les-Hauts, plus communément appelé musée de Villèle est situé dans les hauts de Saint-Paul. Il est installé dans l'ancienne maison de maître d'une grande plantation ayant appartenu successivement aux familles Desbassayns et Villèle.

Achevé en 1788, le bâtiment construit en pierres et en briques se distingue des grandes cases traditionnelles de l'île, généralement en bois.

Son architecture est fortement marquée par le style de Pondichéry. Les murs très épais sont constitués de pierres volcaniques et de briques cuites sur place, liées d'un mortier à base de sable corallien et de mélasse. Le toit plat est en argamaste, une recette importée d'inde, combinant de la chaux, du sable, de la brique pilée, du lait caillé, du blanc d'œuf, du beurre, de l'huile. Cet enduit très lisse durcissait comme du béton et donnait des toits étanches ou des terrasses sur lesquelles on battait et séchait les baies de caféier.

L'ensemble architectural comprend différents types de bâtiments, autour de la maison se trouvent l'ancienne cuisine (comme le veut la tradition à la Réunion, la cuisine se trouve à l'extérieur, à proximité de la demeure), et différentes annexes, dont une longère qui abritait l'hôpital des esclaves.

En 1845, 295 esclaves créoles, malgaches, africains et indiens, travaillaient sur cette propriété.

En amont se trouvent les ruines de l'ancienne sucrerie, du début du XIX siècle.

Enfin, de l'autre côté de la route, la Chapelle pointue qui abrite la tombe de la célèbre madame Desbassayns, figure légendaire et très controversée de l'histoire de La Réunion.

Cette demeure, devenue musée, garde, malgré ses transformations successives, le charme exotique des grandes maisons créoles.



La chapelle pointue a été construite en 1841, sur la propriété. Elle est dédiée à la vierge et à Sainte Ombeline, la première pierre de la Chapelle pointue fut posée 17 novembre 1841. Sa construction fut achevée en 21 mois.  L'autel de marbre, commandé par Madame Desbassayns à un sculpteur de Nantes, est achevé en 1845.

En1866, la tombe de Madame Desbassayns décédée en 1846, fut transférée depuis le cimetière marin de Saint-Paul, dans le cœur de la chapelle.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, un missionnaire jésuite entreprit la réalisation d'un décor à l'intérieur de la rotonde : le mur est rythmé par 24 travées d'arcatures en arc brisé.

Le 4 février 1932, jour anniversaire de la mort de Madame Desbassayns, un violent cyclone détruisit l'édifice. Certains y ont vu la sanction divine contre cette femme détestée. (Voir la page La vie cruelle lontan). La chapelle sera reconstruite en 1933.

En 1970, l'édifice a été classé monument historique. En 1974, le département de La Réunion devint propriétaire du domaine de la famille Panon-Desbassayns.

La chapelle Pointue a été restaurée dans son état antérieur au cyclone de 1932.


Dégustation au musée La Saga du Rhum à Saint-Pierre

Rhum arrangé

Rhum vieux

Rhum blanc

Colonne à distiller

Le transport des cannes

Avant, le char à boeufs

Aujourd’hui, le « cachalot »

––––-–-RETOUR––––––-