Le Piton de la Fournaise


Départ tôt le matin, direction le Piton Maïdo à 2.204 m qui offre l'un des plus beaux panoramas sur le cirque de Mafate.

La route forestière serpente  entre les champs de géraniums, les bosquets de mimosas, les pâturages et leurs vaches. On se croirait en Savoie.

D’où le nom de Petite France d’un village créole.

Après la Petite France, on rencontre une végétation intéressante, entre 1 000 et 1500 mètres d'altitude, notamment le Calumet. Le Calumet est le seul bambou indigène de La Réunion, il est endémique et fleurit très rarement. Il a été beaucoup employé à l'époque pour la construction des cases et des paillotes.

Par la suite, apparaît le tamarin des hauts, arbre spécifique de l'île de La Réunion. Il règne entre 1 200 et 1 700 mètres d'altitude avec ses troncs majestueux, torturés et décoratifs.


Arrivée  au Piton Maïdo. On embrasse d'un seul coup tous les plus hauts sommets de l'île de gauche à droite :

Le Rempart et le sommet de la Roche Écrite 2 200 m, le Cimendef, le Morne de Fourche, Les Salazes, Le Piton des Neiges et le gros Morne, le Taïbit qui sépare le cirque de Mafate de celui de Cilaos et enfin le grand Bénard.

A l'intérieur du cirque de Mafate, l'îlet aux Orangers, Grand Place, l'îlet à Bourse, le Piton d'Aurère, et juste au dessous l'école de Roche Plate dont tous les matériaux ont été descendus à tête d'hommes par le sentier du Grand Bord.

A l'horizon, on voit le Mazerin séparant Hell Bourg de Bébourg, à droite on aperçoit le volcan, le Piton de La Fournaise.



L’éruption du Piton de la Fournaise  +

Les fumées  +

Les fumeroles  +

Les chemins de lave  +

Le piton de la Fournaise, qui culmine à 2 632 mètres d'altitude, est le volcan actif de l'île de La Réunion. Il correspond au sommet et au flanc oriental du massif du Piton de la Fournaise, un volcan bouclier qui constitue 40 % de l'île dans sa partie sud-est.

Ce volcan compte parmi les plus actifs de la planète : par la fréquence des nouvelles éruptions (en moyenne une tous les neuf mois), il tient probablement le premier rang mondial ; par le volume moyen de lave émise (estimé à 0,32 m3/s), il est environ dix fois moins productif que le Kīlauea, mais est comparable à l'Etna. C'est aussi, depuis l'installation en 1979 de l'observatoire volcanologique, l'un des volcans les plus surveillés. L'accès est relativement aisé, notamment par la route du Volcan ou par la route des Laves, ce qui permet parfois au public de pouvoir assister au spectacle des projections et des coulées de lave.

Comme les volcans d'Hawaï, le piton de la Fournaise est un volcan de point chaud. Il serait alimenté par un panache mantellique actif depuis plus de 65 millions d'années, qui au fil de la dérive des plaques tectoniques a d'abord créé les Trapps du Deccan en Inde, puis les Laquedives, les Maldives, les îles Chagos et enfin les Mascareignes.


Le cratère

Le piton des Neiges est le point culminant de l'île de la Réunion, à 3 070,50 mètres d'altitude.

Il marque le sommet d'un édifice volcanique, le massif du Piton des Neiges, qui occupe les trois cinquièmes de la surface de l'île, avec un diamètre au niveau de la mer d'environ cinquante kilomètres. Ce volcan serait né, il y a au moins cinq millions d'années, au fond de l’océan indien, et aurait émergé, il y a probablement plus de 3 millions d'années.

Il a donné ainsi naissance à l'île de la Réunion. C’est un volcan complexe largement érodé, il n'est aujourd'hui plus en activité depuis plus de 12000 ans.

Malgré son nom et la fraîcheur des températures en altitude, le piton des Neiges ne porte pas de neiges éternelles. Les chutes de neige y sont d'ailleurs très rares, brèves et souvent masquées par le mauvais temps. Il est ainsi très exceptionnel que l'on puisse observer un sommet enneigé.

Des épisodes de déstabilisation soudaine ont entraîné des effondrements cataclysmiques. Le sommet actuel pourrait alors n'être que le résidu d'une montagne beaucoup plus élevée qui aurait pu dépasser 4 500 m d'altitude.

A partir de -30000 ans, l'action de l'érosion a été prépondérante, il n'y eut plus d'éruptions. Des fractures préexistantes guident de profondes ravines. Celles-ci délimitent des compartiments déjà fracturés qui s'effondrent par panneaux, formant les îlets.

Ainsi se creusent les cirques qui s'élargissent par effondrement ou tassement de pans de falaises.

L'île n'a pas fini son évolution et vit au rythme des éruptions volcaniques du piton de La Fournaise. Les coulées de lave atteignent parfois la mer agrandissant alors l'île de quelques hectares. Une fois la lave refroidie, la végétation et de la forêt tropicale renaissent. Il faut plusieurs années pour qu'apparaissent quelques mousses sensibles à l'humidité, "les lichens". Ils s'accrochent à la lave à l'aide de petits crampons. En mourant, ils vont laisser des débris organiques sur lesquels se nourriront les fougères. L'aventure a déjà commencé. Les feuilles de ces fougères vont alors créer la matière organique suffisante pour permette l'implantation des graines venant d'Afrique, d'Asie, apportées par les oiseaux, le vent le courant marin...

Les arbres et les arbustes s'adaptent à ce nouvel écosystème. C'est ainsi que 60 % de la flore indigène de l'île sont constitués de plantes qui n'existent qu'à la Réunion ou dans les mascareignes. On estime donc à 160 les espèces de plantes à fleurs endémiques de la Réunion donc uniques au monde. Le maintien de la biodiversité en fait une des îles les mieux préservées au monde.


Le Piton des Neiges

Les Cirques

Mafate

Le cirque de Mafate a une surface de 10000 hectares et est situé entre  Salazie  et Cilaos.

C’est le cirque qui fut peuplé le plus tardivement. Les premiers habitants furent des esclaves noirs évadés que l'on appelait les "Marrons". Mafate est d'ailleurs le nom d'un de ces marrons. Puis ce fut le tour, au début du 19ème siècle, des blancs pauvres qui s'installèrent le long de la rivière des Galets, dans les Hauts et qui furent appelés "Yab-les-hauts", terme encore utilisé aujourd'hui pour qualifier leurs descendants.

Le cirque de Mafate n'est accessible qu'à pied ou en hélicoptère. D'ailleurs, tous les jours le facteur de Mafate y vient à pied !

Les pics qui entourent le cirque sont : le Piton des Neiges, le Gros Morne, le Grand Bénare et la Roche Ecrite qui atteignent tous un peu moins de 3000 m.

La Rivière des Galets traverse le cirque et le relie à la mer, le long d'une magnifique vallée. C'est aussi le lieu de la forêt du bois coloré qui contient une multitude d'espèces différentes ayant chacune sa propre couleur.

En entrant à Mafate par le lit de la rivière des Galets, on peut découvrir la partie inférieure de Mafate en 2 ou 3 jours de marche. Les villages s'appellent "îlets", on peut traverser l'Ilet à malheur, l'Ilet à Bourse, la Roche Plate, Aurère, la Nouvelle.


Salazie

Salazie, à l'Est de Mafate est le plus accessible par la route. Cependant, là aussi rien ne vaut une marche pour le découvrir. On y entre par la rivière du Mât, bordée d'immenses falaises sur lesquelles coulent de nombreuses cascades dont celle du Bras-de-Caverne et le célèbre Voile-de-la-Mariée. Salazie et Hell-Bourg sont les deux principaux îlets (villages) du cirque.

Le cirque de Salazie est rempli de petits coins pittoresques comme l'îlet-Bananiers, où l'on accède par une antique passerelle jetée au dessus des gorges de la Rivière du Mât.

Hell Bourg est une ancienne station thermale. C'est aussi le lieu où l'on peut voir le plus de "cases créoles", petites maisons souvent ornées de lambrequins et dont la couleur désignait le pays d'origine de la famille qui l'habitait.


Cilaos

Cilaos est situé au Sud Est de Mafate. Il communique avec Mafate par le Col de Taïbit. La route qui y mène est très sinueuse. Ce cirque est dominé par le rempart du Grand Bénare (2896m), les Trois Dents des Salazes (2121m), le Piton des neiges (3069m), le Dimitile et le Bonnet-de-Prêtre.

Ce cirque, comme les deux autres, doit être visité en faisant des marches. Point de départ et point d'arrivée de sentiers aussi côtés que ceux de  Mafate  ou du Piton des Neiges, Cilaos offre également des itinéraires moins connus comme la forêt du Tapcal, Cabacan ou le coteau Kervéguen. C'est également dans ce cirque que l'on peut effectuer du canyoning, de la descente en rappel dans les cascades...



Cirque de Cilaos  +

Cirque de Mafate  +

Le Piton Maïdo

Les ilets du cirque de Mafate vus du piton Maïdo  +


Rénovée par la Région Réunion de 2010 à 2014, la Cité du Volcan a ouvert ses portes au public le 5 août 2014. Ce pôle d’attraction touristique de premier plan est également un centre pédagogique et scientifique international.

L'équipement de 6000 m2 propose une muséographie innovante qui intègre de nombreux dispositifs et maquettes interactifs.





La plaine des Sables est un plateau des hauts de la Réunion. Complètement nue, couverte de scories,, elle s'offre soudainement à la vue des conducteurs en contrebas d'un autre plateau qui était encore recouvert d'une végétation rase. On doit la traverser pour atteindre l’Enclos Fouqué puis le Piton de la Fournaise depuis la Plaine des Cafres.

S'y aventurer à pied, alors que le brouillard est susceptible de tomber, est particulièrement dangereux, l'espace alentour manquant de repères physiques évidents. La Plaine des Sables est pourtant dominée par le Piton Chisny, dont la dernière éruption est à l'origine de son aspect lunaire.

Elle est traversée par la route forestière du volcan.

Plateau des Basaltes, entre effondrement et glissement gravitaire, la formation de la plaine des sables est encore discutée. On retient l'idée d'une suite d'effondrements et de remplissages, il y a 65 000 à 30 000 ans. Le Plateau des Basaltes est, après un premier effondrement, la relique de ces remplissages successifs qui se sont à nouveau effondrés. La coulée d'un petit Piton sorti en haut du rempart, il y a 1 000 à 5 000 ans a formé un talus: le Pas des Sables.

La plaine des sables et la fumée du Piton de la Fournaise  +

Le piton des Neiges  +

Cirque de Salazie +

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